Carmen

Tout à la fois célébrée et haïe par les femmes, désirée et punie par les hommes, Carmen ne laisse personne indifférent. La haine qu’elle inspire prend naissance dans le désir qu’elle suscite.

La metteuse en scène française, Marie-Eve Signeyrole, entourée par une équipe franco-lettone, signe avec Carmen ses débuts à l’Opéra national de Lettonie. Elle explique : « Nous avons choisi de placer l’action de Carmen dans une banlieue, à la périphérie d’une grande ville : les enfants qui traînent dehors et provoquent la police, les dealers qui préparent leurs vengeances, les artistes de rue et les danseurs qui tentent de s’exprimer à travers leur art… Tout un petit monde violent marqué par l’extrême brutalité des relations humaines. Nous avions besoin d’un décor où la sensualité, le désir et la liberté sont interdits par le contexte social. Le corps de Carmen lui-même est un contrepoint au corps de béton formé par les immeubles. Une sorte de nouveau féminisme relié aux populations des banlieues ; une féminité assumée qui joue avec les règles établies par les hommes. »