Exposition : « Notre patrimoine de demain »

Cette exposition d’affiches, organisée par le cluster EUNIC-Lettonie dont l’Institut français fait partie, anticipe le patrimoine de demain et demande à des artistes européens de créer un poster présentant leur interprétation personnelle du patrimoine du futur créé aujourd’hui. En se penchant ainsi sur le patrimoine culturel européen contemporain – ainsi que sur la société qui l’entoure et le crée – en analysant les valeurs qu’il représente et tout les traits, artistiques ou autres, qui le distingue, l’exposition cherche à en extraire ce qui pourrait constituer notre héritage culturel, d’ici une centaine d’années, pour les générations futures.

L’exposition a été imaginée dans le cadre des commémorations des centenaires de plusieurs États européens en 2018, dont la Lettonie.

Les notions d’indépendance, de démocratie et de citoyenneté sont autant d’éléments d’un patrimoine symbolique fort qui se perpétue en Europe, de génération en génération, grâce à la transmission (d’actions, de pensées et de leçons).

La célébration d’un Centenaire permet à la fois de prendre la mesure du chemin parcouru mais également de se tourner vers le futur pour réfléchir aux marques du temps présent qui seront léguées aux générations à venir et qui deviendront elles-mêmes des objets de recherche d’ici une centaine d’années.

L’affiche française Hello World a été réalisée par l’artiste César Henry.

Hello World
Cette affiche s’intéresse au rapport entre la réalité physique et le monde virtuel, qui devient de plus en plus notre « propre réalité ».
On peut imaginer, de manière un peu dystopique, un futur où le patrimoine est ce qu’il reste de notre existence tangible, de notre ancienne réalité physique.
Dans un monde où tout sera connecté et numérique, réseaux et interfaces, les reliques de notre matérialité seront les pièces de musée et les souvenir du passé.
Cette dimension matérielle, est incarnée par la sphère — volume élémentaire pouvant représenter à la fois le tout et l’unité, le monde et l’atome — traitée en volume, et tramée pour rappeler un aspect texturé, naturel et matériel.
Autour, pixels et connexions entrelacés, dans lequel est affiché le thème, comme une interface futuriste, où le moindre message est numérique.
D’une certaine manière, on pourrait interpréter cette affiche comme une incitation à préserver le monde réel, nos interactions tangibles et notre existence physique, avant que cette dimension ne finisse sur un piédestal, dans un musée virtuel.
                  

Diplômé en 2015 de L’école des Beaux-Arts du Havre (ESADHaR), César Henry travaille comme designer graphique indépendant depuis 2014. Il a fait de nombreux projets pour des clients comme l’université, l’association littéraire SGDL, des artistes ou des entreprises.
En 2017, il commence à enseigner à mi-temps dans un lycée professionnel, et intègre, en 2018 l’agence d’architecture AIP, en tant que graphiste interne.
À tendance hyperactive, il passe son temps libre à faire des projets ou à répondre à de nouvelles commandes graphiques.