Turangalîlâ-Symphonie par Roger Muraro (piano) avec l’orchestre national symphonique letton (direction Andris Poga)

Fasciné par la nature – notamment le chant des oiseaux – et inspiré par la foi, le compositeur et organiste français Olivier Messiaen a laissé une œuvre singulière qui a dominé le XXe siècle. Écrite entre 1946 et 1948, la Turangalîlâ-Symphonie – l’œuvre la plus célèbre de Messiaen – est présentée par son auteur comme « tout à la fois chant d’amour, hymne à la joie, temps, mouvement, rythme, vie et mort ». Cette symphonie monumentale se compose de dix mouvements, traversés par quatre thèmes (thème-statue, thème-fleur, thème d’amour, thème d’accords), et renferme des contrastes saisissants.

Ode gigantesque, la partition exige un imposant orchestre symphonique, un piano solo et des ondes Martenot.

Invité d’honneur de l’Orchestre symphonique national dirigé par Andris Poga, le pianiste Roger Muraro, d’abord autodidacte, a notamment étudié dans la classe d’Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris et fait la connaissance d’Olivier Messiaen. Il s’est imposé très tôt comme l’un des interprètes majeurs du compositeur français et lui a consacré en 2001 une intégrale de son œuvre pour piano seul qui a fait l’unanimité de la critique.

Doté d’une technique éblouissante, son jeu se met toujours au service de la poésie et de la sincérité. Éclectique, ouvert sur un monde musical sans frontière, Roger Muraro dispense désormais son expérience de pianiste et son savoir de pédagogue aux étudiants du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.