Nous vous partageons un entretien passionnant de Michel Foucher avec la revue le Grand Continent. Géographe, ambassadeur de France en Lettonie entre 2002 et 2006, il a cultivé un rapport intime avec les pays baltes à partir de cartes, de frontières et d'histoire. Découvrez son interview !

« Pour comprendre les pays baltes, l'échelle pertinente est celle de l’isthme », conversation avec Michel Foucher - Le Grand Continent

 

Extraits : 

Géographe, ambassadeur de France en Lettonie entre 2002 et 2006, Michel Foucher a cultivé un rapport intime avec les pays baltes à partir de cartes, de frontières et d'histoire. Nommé à Riga dans la période charnière d'adhésion des États baltes à l'Union européenne, il se fixe comme objectif de tisser des liens entre ce sous-ensemble géographique et le grand continent. Il revient dans Grand Tour sur une carrière marquée par des rencontres, des paysages et une familiarité entre les espaces.

"L’échelle pertinente pour comprendre les pays baltes, c’est donc celle de l’isthme. La grande bataille de Poltava qui opposa en 1709 Pierre le Grand à Charles XII de Suède se déroula juste à l’est du Dniepr, au nord de l’actuel Dniepropetrovsk. C’est là que s’est joué le déclin de la grande puissance suédoise et la montée en puissance de la Russie. Le contrôle de l’isthme dont font partie les pays baltes était donc crucial, ce que Staline comprendra d’ailleurs très bien plus tard."  MICHEL FOUCHER

"Il y a une émulation utile entre les États baltes. Ils partagent également une conception très libérale de l’économie et sont à l’aise dans cette «  Europe des marchands  », qui s’étendait de Londres à Helsinki en passant par La Haye et Copenhague. Ce sous-ensemble européen est orphelin du départ des Britanniques  ; pragmatique et ouvert, il s’adapte." MICHEL FOUCHER

"Pour les pays baltes les États-Unis sont le garant de dernier recours, et ce d’autant qu’ils n’ont jamais reconnu l’annexion des Baltes et ont gardé leurs ambassades à Washington. Toutefois, contrairement à ce qu’on pense, l’extension de l’Otan aux pays baltes n’était pas évidente pour Washington." MICHEL FOUCHER

 

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